Image d'illustration / WG Graphiste

Connue pour être « la dernière zone de glace » pouvant résister au réchauffement climatique, cette partie de la banquise, située au Groenland, s’est rompue à deux reprises depuis le début de l’année. Une situation très inquiétante.

Ce que les scientifiques et les défenseurs de l’environnement redoutaient est arrivé. La plus vieille et la plus solide couche de glace, située au nord du Groenland, s’est brisée pour la première fois, révèle le quotidien britannique The Guardian.

Une situation inquiétante qui donne le pouls de l’état de santé général de l’environnement sur Terre. Les scientifiques prédisaient au départ que cette partie de l’Arctique serait celle qui résisterait le mieux au réchauffement climatique.

« Cette zone a souvent été appelée ‘la dernière zone de glace’ car il a été suggéré que la dernière glace de mer de l’Arctique serait à cet endroit. Les événements de la semaine dernière suggèrent qu’en réalité, la dernière zone de glace pourrait être plus à l’ouest », explique Ruth Mottram, glaciologue et scientifique spécialisé dans le climat à l’Institut météorologique danois.

Des températures élevées et des vents forts

Cette partie de la banquise a été sujette, en février et au début du mois d’août, à des températures anormalement hautes. Alors qu’elles sont généralement de -20°C dans cette région de la planète, la station météorologique de Cap Morris Jesup a enregistré, en début d’année, des températures supérieures au seuil habituel de congélation de la banquise ainsi que des vents chauds.

Pire, à la mi-août, le thermomètre est monté jusqu’à 17°C, un record, et les vents ont dépassé les 20 km/h. Des conditions climatiques néfastes au maintien du froid, alors que les eaux situées dans cette région de la planète restent normalement gelées en été.

Conséquence : d’énormes quantités de glace ont fondu et la banquise, connue jusqu’ici comme étant la plus vieille et la plus solide, a commencé à se rompre à deux reprises : en février et en août.

L’eau chaude ouvre des brèches

Malgré les températures particulièrement élevées, la glace du nord du Groenland est généralement compacte en raison du courant de dérive transpolaire, l’un des deux phénomènes climatiques qui poussent la glace de la Sibérie à travers l’Arctique jusqu’à la côte, où elle s’empile et forme la banquise.

Avec une épaisseur de 4 à 20 mètres en moyenne, ces couches de glace empilées ne sont pas faciles à déplacer. Mais les forts vents que la région a connu au cours de l’hiver dernier a réussi à la pousser vers le détroit de Fram, où l’eau est assez chaude pour faire apparaître des brèches.

« Je ne peux pas dire combien de temps cette faille va rester ouverte, mais même si elle devait se reboucher dans quelques jours, le mal est fait », déclare Thomas Lavergne, scientifique français travaillant à l’Institut météorologique de Norvège, qui décrit cette situation comme « effrayante ».

Sources : La Vraie Démocratie / RTL

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