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En juillet, les syndicats représentatifs d’infirmiers libéraux claquaient avec fracas la porte des négociations avec la CNAM. L’annonce du plan santé par le Président de la république, jugé « medico-centré », a fini d’échauffer les esprits des libéraux et des hospitaliers.

Ainsi, ce qui n’était jusqu’ici qu’une vague espérance est en train de prendre corps et ce 19 octobre pas moins de 13 organisations libérales et hospitalières ont lancé à un appel à la « mobilisation générale le mardi 20 novembre prochain » pour rappeler « énergiquement à nos décideurs qu’il n’y aura pas de transformation du système de santé sans reconnaissance et valorisation équitable des acteurs de première ligne ».

Reconnaître les compétences infirmières

En premier lieu, une fois encore, les infirmiers exhortent les pouvoirs publics à exploiter et reconnaître les compétences infirmières.

Les auteurs du communiqué estiment en effet que « la raréfaction de la ressource médicale à l’hôpital et la désertification médicale en ville auraient dû conduire le gouvernement à privilégier une meilleure reconnaissance des compétences des 660 000 infirmiers en réactualisant le décret d’actes et d’exercice de 2002 ». « Au lieu de cela le ministère rechigne à réaliser la réingénierie du diplôme des infirmiers de bloc opératoire diplômés d’état (IBODE) et des infirmiers puériculteurs diplômés d’état (IPDE) ».

Assistants médicaux : à l’encontre du besoin des citoyens

Les organisations signataires tirent également à boulets rouges sur la création « d’assistants médicaux » vue comme une véritable provocation. Selon les indications du Président de la République, ils pourront en effet « effectuer des actes médicaux simples ». Face à une telle perspective, les organisations d’infirmières s’interrogent « la profession infirmière doit-elle accepter comme solde de tout compte la création des infirmières en pratiques avancées (IPA) dont les prérogatives promises ont été rognées par le corps médical quand parallèlement le gouvernement s’emploie à servir sur un plateau aux médecins généralistes des « secrétaires sanitarisées » payées par la collectivité ? ».

Une politique incohérente

Les auteurs pointent également l’incohérence générale des politiques publiques. Ainsi, « la diminution des durées moyennes de séjours à l’hôpital prônée par nos tutelles et voulue dans le cadre du « virage ambulatoire » devrait amener les décideurs à mettre en adéquation la nomenclature des actes infirmiers remboursés par l’Assurance maladie avec les objectifs de ce « virage ambulatoire » et leurs réelles compétences. Bien que les infirmières libérales soient les dernières professionnelles de santé à se déplacer quotidiennement au domicile de leurs patients, qu’elles opèrent un maillage complet du territoire, leurs négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie se heurtent à des fins de non recevoir sur la valorisation de mesures qui sont pourtant essentielles à la réussite de ce « virage ambulatoire » ».

Les organisations signataires demandent donc « instamment » au gouvernement de prévoir dans le PLFSS des mesures qui ne répondent pas aux seules préoccupations des médecins.

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